Se cogner et glisser sur la grande vitrine de la consommation.

B.F.B
La grande vitrine

Je ne vois pas de différence entre les personnes et les objets, à consommer.
Dans la grande vitrine se reflète l’agitation fébrile et molle d’un flux monochrome replié sur lui-même.
« Achetez-moi, je  vais transformer votre vie. »
« Achetez-moi, la benne à ordures n’est pas très loin. »
Et la foule, obsédée par la planification de « ses besoins », muée par la seule envie plus que par le désir, se plaque à cette grande vitre froide qui la sépare de l’empilement compact de ses manques provoqués…
Ça me fait penser à cette grosse mouche noire qui cherchait désespérément à s’échapper par le reflet de la fenêtre dans le miroir de ma chambre.
C’est aussi le même vacarme.

Est-ce une illusion d’optique, un mirage virtuel ?

Richard Cerf

 

 

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